Imiter le vivant: des matériaux artificiels auto-oscillants, semblables au vivant

 

Dans la cellule, les oscillations de taille de fibres naturelles telles que les microtubules ou les filaments d’actine du cytosquelette sont contrôlées par la « combustion » de carburants chimiques. Des chercheurs de l’Institut de science et d’ingénierie supramoléculaire de Strasbourg (CNRS/Unistra) ont découvert un phénomène similaire dans un système complètement artificiel. De tels systèmes auto-oscillants synthétiques semblables au vivant pourront avoir des applications nombreuses en science des matériaux, en médecine et en robotique molle. Ces résultats sont publiés dans Nature Nanotechnology.

Thomas Hermans, enseignant-chercheurassocié à l’Université de Strasbourg et ses collaborateurs ainsi que des chercheurs d’Aston University (Royaume-Uni) ont mis au point des fibres supramoléculaires synthétiques formées de molécules aux couleurs vives dont l’auto-assemblage et le désassemblage peuvent être contrôlés par des réactions d’oxydoréduction. Dans un système à flux continu, ces fibres s’étendent et se rétrécissent spontanément.

Ce travail ouvre de nouvelles voies pour obtenir des systèmes et des matériaux artificiels semblables au vivant, capables d’exécuter des fonctions biologiques complexes telles que la division cellulaire.

Référence

Oscillations, traveling fronts and patterns in a supramolecular system, J.Leira-Iglesias, A.Tassoni, T.Adachi, M.Stich, T.M.Hermans , Nature Nanotechnology 2018

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La recherche en bref